Sunfish

2 juin

Space is a place where on peut parler dans une langue qui est la nôtre tout simplement car les poissons soleil ont arrêté les cours d’anglais en sixième. De plus, nul besoin d’une langue étrangère pour voyager dans l’espace. de toute façon, il n’y a pas d’air, donc pas de son. On discute en dessinant ou en bougeant les mains, quand on en a.

Le garçon est passé de l’autre côté du mur par la petite porte de derrière. Le petit polisson n’en est pas revenu, dans les deux sens de l’expression idiomatique, quel univers il y a sur le trottoir. L’espace du trottoir est suffisant pour voir les étoiles et la plomberie du monde. Le garçon aurait dû sortir plus souvent. On le lui avait toujours dit, jamais il n’a voulu y croire. L’extérieur est plein. Oui, plein tout court. Pourquoi devrait-il être plein de quelque chose ? Plein et vide de rien, pareil non ? Va savoir. Le garçon n’en est pas revenu, il s’est assis, le cul sur le bitume, le dos au mur de la cour. Après quelques instants, la lumière est devenue plus forte et a commencé à se rapprocher. Le poisson soleil, curieux de toute chose nouvelle—Quel est ce bipède articulé?—, a surgi du noir pour s’approcher du garçon. Bien, il faut aussi préciser que selon la focalisation, le poisson ne peut pas toujours sortir du noir, s’il illumine la nuit il ne peut pas être dans le noir et dans ce cas toute l’histoire tombe à l’huile.

Attention, détachement narratif, on passe au passé simple. Le garçon, illuminé, ébahi, fou de joie, stupéfait, assaisonné, resta là comme un radis dans un jardin en jachère. Cinq ans d’étude supérieure pour écrire une telle comparaison. Le monde est mort je crois. Cela a dû motiver la sortie du garçon vers le trottoir. La plus grande aventure de sa vie se déroulait, et lui, il restait là, impassible. Le poisson soleil nagea avec nonchalance autant que faire se peut. Il arriva enfin près du garçon et le fixa. Il le fixa longtemps, encore et encore. Je te fixe. Tu me fixes. On se fixe. Ça nous rend fixes. Soudain, il ouvrit la bouche le plus lentement possible dans l’univers. Après cet instant interminable, le poisson soleil fit de sa voix tonitruante:

_ BLOUP

Une bubulle s’est échappée, puis il s’est retourné pour ne plus jamais apparaître devant le garçon qui venait de vivre la plus grande aventure de sa vie.

Comme les filles pas chères et la syphilis, l’aventure attend au coin de la rue. Il ne tient qu’à vous de vous arrêter en voiture et de la faire grimper à bord pour un voyage au delà des sentiers imposés par la pauvre qualité des histoires d’aujourd’hui.

DS

Tags:, , ,

Trailer nouveau personnage.

11 mai

 

Toi.

Oui, toi.

Écoute moi, tu as aimé les aventures de Violopette?

Bien sûr.

Tu en veux encore je le sens à ton odeur de transpiration nerveuse.

Alors, sois patient. Bientôt, un nouvel ennemi arrivera et tu entendras le générique tant apprécié:

Vioooooolopeeeeette !

Quand elle sort son fouet rien ne l’arrête

Vioooooolopeeeeette !

Les gentils elle va leur faire leur fête…

Sur ton écran dès que possible. Peut-être en plusieurs épisodes comme la dernière fois. Bonne nuit à toi.

DS

Tags:, ,

Voyez Nono!

24 avr

Nous avions presque oublié de présenter un personnage important dans les Aventures de Violopette. Les fans, les vrais (ils doivent être environ deux, deux trois quarts), la connaissent déjà. Les autres ne vont pas tarder à savoir qui elle est.Voici donc sa fiche technique :

Nono, la fille aux lézards, une des trois membres du grand conseil de la Corne. Présente dès la création de l’Hôpital Psychiatrique-base de Violopette, elle a participé à sa construction en imposant un terrarium gigantesque dans les sous-sol. Suite de la phrase précédente, sa grande passion consiste à élever des reptiles en tous genres “et le premier qui y touche JE LE BOUFFE!” a-t-elle déclaré un jour. Elle ne quitte sa camisole que pour dormir dans une double-camisole avec Grand tonton, qui n’est pas son oncle, ou quand on lui enlève volontairement, mais les occasions sont rares et il vaut mieux s’éloigner dans ces cas là. Comment s’éloigner dans ses calà? C’est très simple, première à gauche après l’araignée du plafond.

Nono est chargée de nourrir les rhinos et les hippos du QG, ce qui lui laisse beaucoup de temps libre pour ses expériences bactériologiques. Le champignon se cultive dans son labo et la bactérie foisonne à grosse foison. Heureusement pour elle, la jeune fille aux lézards a su s’immuniser contre tout type d’infection. Et dans son laboratoire éclairée par la lueur de l’orage au loin, elle rit très fort en mélangeant les substances toxiques, la fumée s’envole en mortelles volutes. Les couleurs des créations sont infinies, la mort n’a jamais été aussi belle. Une goutte en plus et le rêve s’achèvera : devenir reine des zombies!

Les nuits paisibles de Nono se passent ainsi. Elle devient Reine des Zombies et entube (haha, blagounette scientifique… tube à essais- entube ===> marrant) Grand tonton et Violopette.

Cependant, la camisolée préfère se battre avec des vrais moyens. C’est-à-dire, foncer dans le tas, à l’ancienne. Elle montre les dents, hurle de rage de joie, arrache les oreilles qui traine par là, met des coups de lattes et terrassent les bons et les charmants!Mais que se passe-t-il si la camisole tombe? Vous le découvrirez peut-être dans le prochain épisode de Violopette. Bientôt sur vos écrans… de PC.

Pour le clan de la Grande Corne, votre vertu n’est pas notre vertu.

DS

Tags:, ,

Une main dans la bouche

30 mar

Qui a dit que la couleur était synonyme de joie et d’images empreintes de bonnes choses? Certainement quelqu’un sans imagination. Ou alors en quête d’un réconfort quelconque. Va savoir.Comme si la couleur allait changer les choses, quelle connerie je vous jure.

La solution est très simple, il suffit de se mettre une main dans la bouche et d’essayer de l’avaler entière et crue. Vous verrez, ça fait du bien. Parfois, avec l’habitude, vous aurez le sentiment qu’une main sort de votre cavité buccale ce qui n’est en rien malsain. Certes un brin inhabituel, mais nullement malsain. Ce doit être le petit être en vous qui cherche à sortir et retirer la cagoule du condamné. Ce petit être qui vous fait les yeux et les cornes. Celui qui vous fait pousser les cheveux et vous renferme dans les cieux. Celui qui amène l’ombre sur votre visage, mais que d’un côté, pour bien vous déséquilibrer. Avec ça, on pourrait croire qu’il est difficile de respirer mais il y a un mais de mai sous le mais du mai, il n’en est pas question. refusez de ne pas pouvoir respirer à cause d’une main qu’on vous colle dans le goulot oubliez touteponctuation et les majuscules peuvent aller se faire foutre par là oùellesleveulent et dans les endroits lesplus sordiiiides car après tout vous vous en tamponnez le timbre fiscal vu que vous avez une main dans la bouche et des cornes violettes qui viennent de vous pousser. La vie est vieille, le monde est jeune, la folie est éternelle! Au revoir messires, que ces dames vous savatent le foin et vous cravachent le groin.

DS, reparti pour une camisole

Tags:, ,

Monstres dans le ciel

25 mar

Ils parcouraient le ciel et se cachaient derrière les nuages. Les montagnes étaient les obstacles de leur course. Quand un vol d’oiseau les approchait, ils trouvaient de quoi se nourrir, une oie sauvage par ci, une cigogne par là, parfois même un biplan indigeste mais qui tient au corps.

La terre, ils s’en foutaient bien, l’important se trouvait dans le céleste et l’aérien, là où tout est tout et tout. Ils observaient parfois lesHommes, mais c’était ennuyeux à en apprécier la compagnie d’un animal empaillé… Hmmm, il faudra apprendre à créer des images plus fortes. C’est ce que je disais, il n’y avait aucun intérêt pour eux de regarder ces petits êtres incapables d’écrire correctement.

Le ciel était leur terrain de jeu et leur trace reste à jamais gravé dans le bleu de nos jours et l’autre bleu-noir-violetté de nos nuits… Là on s’attend au début d’un conte fabuleux. Le lecteur sera déçu je crois. À moins que l’inspiration ne frappasse. Un grand coup dans la gueule, PAN!

Quand on a le ciel pour soi tout seul on  se tisse des nuages de soie tout seul et on dort à la belle étoile, à la belle Lune, aux belles planètes. Le jour, on danse à la belle Soleil, on transforme l’astre masculin en féminin pour le rendre plus attrayant et, ainsi, avoir envie de le regarder se languir à la lumière des trous noirs. Ces monstres là ont le cosmos à portée de main et jouent volontiers au jeu de paumes avec les nébuleuses, ils croquent les super novas et les recrachent “parce que c’est pas bon” mais recommencent à chaque fois, des fois que le goût changerait.

Que ferait-on sans eux? La même chose qu’avec eux étant donné qu’ils s’en foutent éperdument et que nous, ou eux, ou tous là, tout cela n’est qu’invention et réalité. Le mythe est au réel ce que l’univers est à l’univers. Le sens de cette phrase est inexistant. il faut y voir un message subliminal.

 

DS, le soir.

Tags:, ,

Reste

18 mar

 

Tu n’es pas là ce soir, si les rêves reviennent je serais tout seul face à ma nuit. Ce ne serait pas la première fois et pourtant… Combien de monstres m’ont réveillé, combien de dames langoureuses m’ont tiré du sommeil, combien d’yeux verts ont cherché à lier mon esprit au leur, combien de cauchemars ? Tellement, si souvent, parfois les mêmes qui reviennent. J’en connais la fin, je leur ris au nez, je les anticipe, me cache d’avance et m’éveille à volonté.

Cependant, l’autre soir, tu étais là. Toi, entourée de belles fleurs délicates dans une chambre aux teintes orangées. Soudain, les draps devinrent pétales et toi, assise là tu ne bougeais pas. Tu me regardais. Je n’entendais pas tes mots, tes mots d’adieu, plus terrifiant que tout ce que j’avais pu croiser auparavant  dans ces songes perdus. Les pétales se refermèrent lentement, s’enroulèrent autour de ton corps comme une fleur se referme quand le soleil se couche. Je ne comprenais pas, ni cette douleur immense ni mon cœur qui tremblait, je restais là et tu disparaissais.

Je m’éveillai dans un souffle immense, happé par cette respiration qui vient me sauver tant de fois. Ta chambre plongée dans le noir, les quelques veilleuses des appareils électriques et le blanc des dessins que je t’ai fait. La peur était encore là, je tendis la main vers ton côté du lit, ton corps, je remerciais tout en silence que ton corps, toi, tu sois encore là, le sommeil paisible à la bouche.

Ce soir là, je me suis blotti contre toi et j’ai attendu. J’ai attendu de m’endormir pour ne plus te serrer, j’ai attendu de m’endormir pour ne plus te quitter car j’ai cru en crever de me réveiller sans toi, sans te revoir, sans plus avoir d’encre à faire couler sur tes sourires et ta tendresse.

DS

Tags:, ,

Vaincre le feu.

12 mar

Selon les chroniques du Clan de la Grande Corne, si l’on s’accorde à la loi du V, l’épreuve du feu est une tradition plus ancienne encore que l’idée même de fonder un clan, un conseil et de conquérir le monde. Cette épreuve classique de surpassement de soi permet de réaliser son intitulé… Pourquoi expliciter ce qui est évident, un peu de respect pour le lecteur pardi ! Attention, ne pas confondre avec la première attaque de village.

Violopette a passé cette épreuve avec succès. Les flammes l’encerclaient, le feu attaquait son esprit sous la forme de démons langoureux, le monde n’était plus que chaleur et formes floues. Mais le monde n’est rien face à la puissance violette et l’héroïne préférée des gens douteux finit par devenir flamme elle-même, embrasant l’univers de ses cris de rage victorieuse. La “rage victorieuse”, ça fait rêver hein… Bof bof…

Les détracteurs voudraient que la scène ait plus ressemblé à ce qui suit :

Nous ne nous prononcerons pas sur ce sujet.

 

DS

Tags:,

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.