Le Mur de Coro
_”Hé, les gars, j’ai eu une idée. Je vais refaire ma chambre, si je laisse un mur blanc vous pourriez me faire un dessin géant dessus?
_Ouais, si tu nous fais des croque-monsieurs et qu’on a carte blanche…
_OKAY!
_Cool, dessiner pour de la bouffe!”
Voilà en un gros résumé la conversation qui mena à ce projet. Les ingrédients étaient simples, une soirée de nouvel an bien entamée, un mur saccagé par le savoir qu’il allait être repeint, 3 litres de coca pour ma part et je ne saurai dire combien de bière pour le Sieur Poun. Ajoutez une jeune fille de 18 ans aux cheveux bleus (ça veut tout dire.
), la promesse d’une bonne pitance et le contrat était signé. Début des travaux… je ne me rappelle plus.
Toujours est-il que nous avions eu de la peine pour ce pauvre mur souillé par ces jeunes jeunes. Il fallait faire quelque chose. Le jour où nous sommes arrivés, nous n’avions aucune idée de ce à quoi nous attendre. La peur du mur blanc était présente.
Les discussions s’échauffent, finalement l’imagination va faire tout le reste. Il suffit d’un peu de musique caillou et roule et tout vient naturellement. Chacun son côté : Poun à droite avec les marches vers le paradis, moi à gauche avec l’ arbre en premier plan.
Coro reste derrière nous, mate nos fesses et les prend en photo, elle doit d’ailleurs une galerie perso quelque part… Bref, peu à peu nous nous rejoignons et faisons des dessins communs. La partition centrale, les godzillas boxeurs, le yéti et l’ours…
Coro a peur, nous partons dans nos délires, elle nous laisse faire, après tout, c’est elle qui l’a voulu.

"Tu vois le dessin c'est un prolongement de l'esprit dans le bras, puis dans le crayon. Enfin, simplifié hein, c'est plus complexe que ça sinon."
Tout cela pour cela:
Ce fut un des dessins les plus agréables à faire. C’est surtout le plus grand que nous ayons pu faire tous les deux et il est commun. La preuve que nous avons aimé faire ça : nous allons faire trois autres murs dans cette même chambre. Même si on attend toujours encore notre chèque…
Une petite dernière pour la route :








Comment sa “nous allons faire trois autres murs dans cette même chambre” ???
J’ai dis DEUX !!!! :p
Tu verras le subterfuge.